Gustave Zati a une chérie !

Gustave Zati a une chérie !
Le destin, dans sa plus grande sagesse, peut-être par une erreur de calcul de sa part, ou plutôt dans un profond sadisme probablement, donne parfois sa chance en amour à un GZ.

Depuis tout ce temps passé à discuter sur MSN et au téléphone avec sa petite malheureuse, toutes ces aventures qu'ils ont vécus ensemble, tout ces secrets qu'elle lui a confié, elle qui a tant vécu de mésaventures sur les durs chemins de la vie, tout cela, ce n'est qu'à GZ qu'elle l'a confié, lui qui peu à peu devient important dans la vie de notre pauvre petite malheureuse. Chaque jour, aux mêmes heures le même rituel, ils discutent des heures entières jusqu'à ce que notre pauvre petite malheureuse aille dormir, GZ se sentant fière d'être là pour sa petite princesse, il se sent indispensable pour la survie et la santé mentale de sa petite perle, il commence peu à peu à tomber amoureux, il aimerait pouvoir protéger et chérir cette petite chose fragile qui a tant besoin d'attention et il sait qu'il est le seul à savoir ce qu'elle a vécu.

Quelques mois plus tard, GZ secrètement amoureux de cette petite puce, reçoit une mignonne déclaration, il n'en croit pas ses yeux, c'est sa princesse qu'il aime tant, qui lui fait part de ses sentiments sur son blog, elle est amoureuse de lui. Du coup, GZ est aux anges, il ne sait pas trop comment il a fait, mais il a réussi à séduire la pauvre petite amoureuse.

Comme ils ne peuvent pas encore se voir à cause de la distance qui les séparent, GZ explose son forfait téléphonique, c'est pas grave, c'est pour la bonne cause, il est le seul à appeler, mais ce n'est pas grave non plus ! Il comprend qu'elle n'ait pas forcément le temps de lui répondre, puis le plus important c'est de faire savoir qu'il pourra à présent la protéger maintenant qu'ils sont ensembles... Le soir, après que la petite amoureuse ai raccrochée le téléphone, GZ se surprend à rêver, et si c'était la bonne ? Et si c'était la femme de sa vie ? GZ est sûr que sa se passera bien, car il sait qu'il est le mec idéal, lui qui est sensible et attentionné, il sait mieux que quiconque que les femmes ne veulent pas d'un connard, après tout elles passent leur temps à dire que les gars sont tous des cons qui font souffrir les filles, GZ lui n'est pas comme ça.

Puis vient le rendez-vous :

Le jour de la rencontre se fait attendre, demain, GZ et la petite amoureuse se verront IRL, en chair et en os. GZ pourra embrasser et tenir dans ses bras son amoureuse, la protéger de toutes les difficultés de la vie, à présent il sait que tout va aller mieux pour elle, qu'elle sera enfin heureuse...
C'est à la gare de la ville où réside la pauvre petite amoureuse que GZ a rendez vous. Après un voyage interminable en train, GZ parviens à arriver à destination. Il remarque que sa petite chérie n'est pas là, il cherche partout, il a pourtant vu sa photo et la webcam mais il ne la trouve pas, il décide alors de téléphoner et la petite malheureuse lui précise qu'elle sera en retard. Dix minutes plus tard, elle arrive, s'excusant en prétextant qu'elle s'était perdue en chemin, GZ lui précise que c'est pas grave et ne se font « que » la bise.

GZ est tendu, il pensait que la petite malheureuse l'embrasserait directement, mais ça ne se passe pas vraiment comme prévu, GZ est nerveux, l'ambiance est assez froide et il ne sait pas trop quoi dire. Les quelques discutions ne sont pas aussi détendues qu'au téléphone, la pauvre petite malheureuse ne semble pas trop savoir quoi dire non plus, peut être qu'elle est simplement intimidée ? Ou peut être que c'est lui ? GZ s'imagine alors divers scénarios possible, peut être qu'il ne lui plait pas ? GZ se rassure rapidement en repensant aux discutions téléphoniques de la veille et reprend légèrement confiance en lui.

Ils décident de rentrer directement chez la pauvre petite malheureuse et de ne pas s'attarder en chemin. La soirée se passe et l'ambiance est un peu plus détendue, ils s'amusent un peu aux jeux vidéos, puis discutent amicalement. Mais elle n'a toujours pas reparlée de leur relation, et GZ n'ose pas y revenir, il ne sait pas comment s'y prendre...

La nuit tombe, et ils décident ce soir là d'aller au cinéma, une idée de GZ car forcément, le cinéma c'est trop romantique. Durant le film, GZ prend la main de sa petite princesse, celle ci semble gênée, puis GZ se lâche ! Il approche sa tête de celle de sa bien aimée puis l'embrasse... GZ a enfin réussi, à présent ils ont la vie devant eux ! Il peut la protéger mieux que quiconque et la rendre heureuse, car lui seul sait ce qu'elle a vécu !

Mais au final, la question n'est pas « Comment a-t-il pu réussir ? » ...
Mais plutôt « Comment va-t-il se faire tauler ? »

# Posté le samedi 08 novembre 2008 19:39

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 06:26

Gustave Zati avait une chérie

Gustave Zati avait une chérie
Le jour tant redouté où mère nature reprend ses droits et exerce son impitoyable jugement est enfin arrivé, GZ perd ce qu'il avait de plus précieux au monde et se retrouve seul, désespéré et impuissant. Lui qui espérait tant de sa relation, évolué avec sa douce et se sortir main dans la main de la tristesse et la médiocrité dans laquelle ils se trouvaient, malheureusement, comme l'a dit un jour une pauvre petite malheureuse suicidée « deux perdu ne font pas un trouvé ». Le revers du destin lui a réservé un sort d'une cruauté sans borne, bien plus horrible que la mort elle-même.

Mais comment a t'on pu en arriver là ?

GZ a pu passé une semaine merveilleuse en compagnie de sa bien aimée, qu'elle aussi semble avoir appréciée bien que les deux tourtereaux soient maladroits et peu expérimentés, ils étaient d'une rare complicité, un amour fusionnel comme on ne les trouves que dans les films cucul la praline ou les mangas pour adolescent dépressifs. La semaine se termine donc et GZ doit rentrer chez lui, plus fort et plus confiant que jamais, bien qu'il doit se séparer de son amour, il garde le sourire car il sait qu'il la reverra un jour, après tout, ils se le sont promis. Il reviendra meilleur que jamais, grandit par sa relation, et a déjà tout planifier pendant le voyage de retour, tout ce qu'il fera et dira à sa chérie pour lui témoigner de son amour sans limites, de la flamme éternel qu'il lui porte.

La terre mère, elle, ne le voit pas de cette façon. Comment ce petit raté, ce verre de terre à peine plus viril qu'un nouveau né a-t-il pu se procurer une petite amie et découvrir le bonheur ? Il est temps pour elle de reprendre ses droits et de rétablir l'équilibre, les choses doivent rentrer dans l'ordre : Gustave Zati ne peut en aucun cas sortir avec son Anne Charlotte ! Comment a-t-elle pu laisser passer ça ? A moins que tout ceci ait été planifié... Un plan diabolique afin de faire découvrir l'enfer à notre jeune GZ, afin de le ramener à la triste réalité. Elle se glisse donc à l'intérieur de la pauvre petite amoureuse, manipule ses hormones... Et que le cauchemar devienne réalité !

GZ rentre donc chez lui et vit une parfaite relation à distance avec son amoureuse, hormis quelques disputes, mais GZ est un mec gentil, il sait pardonner à sa chérie, il n'abandonnera jamais l'amour de sa vie pour ses quelques petites bourdes, ses qualités prévalent largement, de toute façon, il l'aime beaucoup trop pour s'en séparer, mais ça, personne ne s'en doute, il est généralement bien trop timide pour avouer tout ses sentiments, et devant ses rares amis préfère garder la face « Ouais bah, vous savez, c'était juste pour la niquer hein... », il préfère attendre la prochaine fois, et puis, en face, c'est mieux. Cependant, il y a rarement de prochaines fois...

Pendant ce temps, la nature suit son plan, et la petite malheureuse se sent mal dans sa peau, elle veut « plus d'affection » et ce peu importe la quantité fournit par notre chère GZ, « mieux le connaître » qui peine à trouver quoi répondre, lui qui n'a pas vraiment une vie intéressante et a toujours été évasif, et puis, d'habitude, c'est sa chérie qui lui raconte ses malheurs et lui qui la réconforte. Ainsi, les réponses à ses manques se traduisent tout d'abord par des crises, la pauvre petite amoureuse pouvant allez à traiter son aimé comme un véritable déchet, mais qui au final, finit toujours par trouver un arrangement malheureusement assez bancal, ce qui, inexorablement, finira par lasser la jeune femme, et par la même occasion, la lassée de son chéri.

Puis un jour, lors d'une dispute, précédé par des conversations plutôt glaciales durant quelques jours, la petite puce de GZ finira par craquer, elle avouera, en larmes, qu'elle n'en peut plus de cette situation, qu'elle a assez souffert et qu'elle ne peut plus continuer. Elle rajoutera, en guise de cerise sur le gâteau, qu'il mérite mieux et lui souhaite de trouver une fille vraiment bien. GZ, bien qu'il le pressentait, est sous le choc, comment a-t-elle pu dire ça, c'est « elle » la fille de ses rêves, la personne dont il a besoin, comment va-t-il faire pour vivre avec cette douleur lancinante à la poitrine ? Il aimerait pouvoir pleurer mais se sent bien trop vide pour cela, seul des ténèbres insondables l'entourent, voilà la seule chose qu'il ressent. Puis GZ rassemble ce qu'il lui reste de force et est bien décidé à arranger les choses « Si elle a tant pleurée, c'est qu'elle doit tenir à moi, je dois faire un effort ! ». Malheureusement, c'est peine perdue, peu importe le nombre de tentative, GZ se heurte à un bloc de glace, il ne peut rien faire, d'ailleurs elle ne pleurait que par simple sentiment de culpabilité, mais il s'accroche désespérément... Jusqu'à ce que l'ancien couple finisse par couper les ponts, d'une façon ou d'une autre, dans les larmes ou dans le sang.

Durant cette période GZ sera totalement déboussolé, déprimé, privé du peu de virilité qu'il avait et de tout sens du raisonnement. Comment peut-elle lui faire ça ? La femme qu'il aime, avec qui il a partagé les meilleurs moments de son existence ? L'a-t-elle vraiment aimé pour lui faire un coup pareil ? Toutes ces questions tournent sans cesses dans l'esprit de GZ, sans trouver la moindre réponse et n'aspire qu'à une seule chose : retourner voir sa belle afin de se faire pardonner et recommencer. Malheureusement, il sait au fond de lui que ce serait une mauvaise chose, et ceux qui ont malgré tout tentés l'expérience ce sont pris de fulgurants râteaux. Il aurait fait n'importe quoi pour elle, il lui aurait même donné sa vie ou traverser les 12 maisons du zodiaque sans jamais douter une seule seconde pour la sauver si il le fallait. Mais les choses sont ce qu'elles sont, la nature, son instinct lui ont murmurés que c'était impossible, qu'il n'arrivera plus à rien, et qu'il devra probablement continuer à vivre avec cette blessure pour toujours.

Maintenant, c'est à lui de choisir son destin, d'écouter la voie de la sagesse ou encore sombrer dans la folie, mais une chose est sure, c'est que le pauvre petit GZ n'est pas encore au bout de ses peines.
Apprendra t'il de ses erreurs ou bien est-il voué à reproduire indéfiniment le même cycle ? Si tant est que la nature lui accorde une nouvelle chance.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 22:29

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 14:26

Me juge pas !

Me juge pas !
Il existe un terrible fléau dans cette société maudite, des gens très vil, des personnes vraiment, mais vraiment très très méchantes... Qui vous juge !
Ces êtres repoussants viennent vous voir en critiquant votre style (ridicule), votre façon de penser (complètement à côté de la plaque) ou votre quotidien (carrément fendart). Horreur et damnation !

Eprise de justice et résignée à remettre cette ignominie dans le droit chemin, la victime de ce monstre n'a d'autres choix que de rétorquer à l'aide de sa grande repartie. Et si elle n'en a pas, nous sommes là pour lui indiquer les bons gestes à faire ! Ou à ne pas faire ...

Et boom ! Cela nous donnes :

« Me juge pas ! » : La victime se sent jugée par l'agresseur, qui pourtant ne faisait que de simples remarques, et éventuellement voulait aussi se payer une bonne tranche de rire. Il affiche un sourire narquois car pour lui sa mission est accomplie, la victime s'est sentie menacée par ses remarques cinglantes, en danger même, comme si... Comme si il était possible qu'il ait raison !

Et ses variantes :

« Je fais ce que je veux ! » : La victime fait appelle à la liberté de chacun, ce qui est plutôt rusé. L'agresseur fait aussi appel à ses droits, dont la liberté de rire de son prochain, qui lui a sorti une phrase aussi bateau, ainsi, tout le monde est content !

« Tu parles sans savoir ! » : Une veine tentative de suggestion pour échapper aux venins de l'agresseur, essayant de le réduire à l'ignorance, mais ce dernier n'est généralement pas dupe, et se voit dans l'obligation de développer ses propos, ce qui énerve encore plus la victime. Une arme à double tranchant donc.

« Tu sais pas ce que j'ai vécu ! » : Technique minable, tentant d'écarter la menace en justifiant sa médiocrité par les expériences que la victime aurait vécue. L'agresseur n'en a généralement rien à foutre et si vous êtes à portée vous risquez un violent coup de genoux dans la gueule, ou bien il se peut qu'il ait envie de répondre « Tu ne sais pas ce que j'ai vécu non plus, pourtant je ne suis pas aussi pathétique. » mais c'est bien trop facile. Généralement il fera donc demi-tour, par pitié, un peu comme s'il n'avait pas la force d'achever un bébé chien à demi-mort écrasé sur la route.

« T'es pas mon père ! » : Très juste, si l'agresseur était le père de la victime, il lui aurait déjà mis une bonne paire de claques ! Une phrase pleine de vérité mais qui n'écarte en rien le danger pour autant.

« Rageux ! » : Votre agresseur éclate de rire ? Profitez en pour vous enfuir ! La réponse la plus rigolote que vous pourrez fournir, en plus, c'est un néologisme, vous avez la classe ! Seulement attention à la façon dont vous le dites, ou c'est vous qui pourriez passer pour un rageux. Bah oui, un individu A aboyant « rageux » à un individu B se roulant par terre de rire, le calcul est vite fait...

« Si t'es pas content dégage ! » : Avez-vous déjà formellement interdit à un enfant de toucher à quelque chose ? L'a-t-il fait, ou du moins, a-t-il eu envie de le faire ? Et bien pour l'agresseur c'est la même chose, ne faites surtout pas l'erreur de lui dire cette phrase, qui multiplierait son envie de s'approchez de vous, ce qui est d'autant plus dangereux si ce grossier personnage est un pervers ! Les bloggeurs ont aussi une variante « Si t'es pas content clique sur la petite croix en haut à droite. » magnifique !

« Ta gueule ! » : La victime met un terme net à la conversation avant qu'elle ne s'envenime, l'agresseur peut toujours insister, mais la victime également. S'engage alors une incroyable bataille de volonté.

« Et alors t'as vu ta gueule ? » : La victime reprend les armes de son agresseur et s'apprête à les utiliser contre elle. Attention, cette technique est réservée aux experts ! Nous sommes formels, ce sport n'est indiqué qu'aux professionnels et un simple amateur pourrait avoir de sérieux problèmes, notamment des crises de démences ayant déjà mené à de nombreuses tentatives de suicides.

« Oui et alors ? J'assume. » : Technique imparable ! Vous êtes un boulet ? Qu'à cela ne tienne ! Vous l'assumez ! L'agresseur ne sachant plus quoi dire, rentrera rapidement chez lui en pleurant, ne comprenant plus rien, tournant dans tout les sens, s'arrachant les cheveux, ect... L'inconvénient est que cette méthode requiert un minimum d'humilité.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 15:10

Modifié le samedi 13 décembre 2008 15:32

Les Grands Administrateurs

Les Grands Administrateurs
En surfant sur la toile, vous avez probablement déjà eu à faire à un administrateur*, et encore plus certainement eu une mésaventure avec ce dernier. Choisissez avec précaution vos mots lorsque vous vous entretenez avec eux, car la moindre erreur pourrait faire de vous un proscrit.

* : Personne face à laquelle il est impossible d'avoir le dernier mot, et disposant d'autant de pouvoir qu'un dictateur dans son secteur d'activité.

Si vous croyez que ces personnes n'existent que sur Internet, détrompez-vous, les Grands Administrateurs, loyaux serviteurs de Saint Consommation sont bel et bien là dans le monde réel. Leurs objectifs sont variés, allant de la collecte d'argent jusqu'aux respects des lois de notre seigneur. Que vous le vouliez ou non, ces personnes administrent donc votre vie, sans que vous ne puissiez rien faire, si ce n'est se plier à leur volonté.

Voyons quelques exemples, les plus fréquents :

L'éducation nationale : Elle fournit les "pass" qui vous permettront d'accéder à votre futur emploi, qui vous seront très utile lors de vos futurs entretiens. Si vous ne les avez pas, tant pis pour vous, il faudra allez voir ailleurs. Le meilleur moyen de les obtenir est généralement de traverser une épreuve s'appellant "études" qui dans la majorité des cas ne vous servira concrètement à rien, si ce n'est à l'obtention du dit "pass". L'éducation nationale choisit donc la majeure partie de votre destiné.

L'examinateur d'auto-école : Il juge si vous êtes apte ou non à vous procurez le permis de conduire. L'idée qu'un être humain soit apte à en juger un autre de façon impartial vous parait peut-être déjà farfelu, mais le vice ne s'arrête pas là ! Leur jugement n'est pas influencé par vos compétences mais par la sainte parole de leur dieu. En effet, ils ne peuvent vous laissez partir que lorsque Saint Consommation est repu d'offrande monétaire, et étant donné sa gourmandise, cela peut parfois être long, très long.

Le patron : Le patron est là afin que vous soyez dans les normes, tâchant de vous enseigner le respect et la flatterie, car une mauvaise impression face à un patron ne signifie pas d'emploi, et pas d'emploi signifie la précarité. Il décide de votre salaire et de vos conditions de travail. Les "passages sous le bureau"* ne sont pas rares et peuvent être très bénéfiques pour votre carrière. Apprenez donc à être honnête, obéissant et conforme, car c'est ce que le patron et le seigneur veulent.

* : Sorte de rituel sacré adressé à Saint Consommation par l'intermédiaire de ses prêtres, afin que celui-ci vous accorde plus de pouvoir.

Le videur : Allez vous oui ou non franchir cette porte ? La décision n'appartient qu'à une seule personne, le videur ! Il veille au respect des normes vestimentaires et de la bienséance*. Si vous ne pouvez pas entrer c'est que vos vêtements n'étaient pas assez chics, donc pas assez chères ! Il va donc falloir en acheter de nouveaux, et qui c'est qui va être content ?

* : fait qu'un mâle soit avec une ou plusieurs femelles, afin que celui-ci ne passe par pour un perdant.

La pétasse : la pétasse vous apporte du sexe, donc une valeur sociale, donc... Plus d'importance auprès du père des pères, et de ses fidèles. Elle est la reine de l'ultimatum, et vous impose donc des choix, et vous savez que sans elle, une grande partie de votre foi disparaît !

La justice : Elle décide si vous êtes un bon citoyen ou pas. Elle se montre sévère lorsque vous vous en prenez aux pratiquants, mais est encore plus impitoyable si vous vous en prenez à ce qu'elle a de plus précieux : l'argent ! Elle est l'administratrice la plus dangereuse et mieux vaut ne pas se retrouver entre ses griffes.

Le CSA : Administrateur de la censure, il juge de ce qui est bon ou mauvais à regarder sur votre téléviseur, la boîte à parole de Saint Consommation, justement. Plutôt barbare, il est à l'origine de nombreux massacres, notamment celui du Club Dorothée. Il se peut qu'un jour votre œuvre audiovisuel se retrouve entre leurs mains, alors prudence, ne faites rien qui puisse choquer.

Vie professionnelle et sociale, justice, divertissements... Je crois qu'on a fait le tour ! Les Grands Administrateurs sont donc partout.

Attention ! Maintenant que vous avez tout lu, il est important de signaler que ceci n'est pas un appel à l'anarchie (beurk), bien au contraire. Louons le seigneur qui veille à l'ordre et à la paix sur terre, gloire à Saint Consommation, grâce à qui nous pouvons dormir sur nos deux oreilles ! Amen.

# Posté le mercredi 28 janvier 2009 15:31

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 16:11

Les 7 péchés capitaux

Les 7 péchés capitaux
Au départ, dieu (Saint Consommation) créa les sept péchés capitaux, ceux dans lesquels il ne fallait pas s'échouer, car ce sont d'eux que découlent les autres péchés. Mais il remarqua bien vite la nature de l'homme qui ne pouvait s'empêcher de sombrer dans le vice, incapable de faire preuve de la moindre vertu plus les siècles passaient. De son côté, rendu plus sage au fil du temps, Saint Consommation comprit qu'imposer ses restrictions était inutile, que sa création, l'homme, ne pouvait s'y soustraire. C'est pourquoi, il y a de cela quelques décennies, il publia en secret une nouvelle série de péché dans lesquels il ne fallait pas tomber.

Vous n'avez probablement jamais lu ce texte sacré, pourtant ils font partis intégrants de la vie de tous les jours et la plupart des hommes le respecte.
La preuve ci-dessous... voici donc les 7 nouveaux péchés capitaux, revu par notre seigneur !

La sagesse : Faire preuve de sagesse est vu comme la pire des folies et est synonyme de proscription. Elle n'est bonne que pour les mauviettes qui ne savent pas s'amuser. C'est un frein à tout les excès, donc un frein à la surconsommation ! Ce qui est tout à fait inacceptable. Utilisée sur ses semblables, elle est synonyme de frustration, ces derniers étant généralement incapable d'être lucide sur eux-mêmes, ou incapable de s'assumer...

L'acceptation : L'acceptation de soi, ou le fait de s'assumer, revient à mettre nos convictions et nos choix entre nos propres mains, et ne pas se sentir déstabilisé par des jugements douteux. Non, non, non ! Quelle erreur de s'en remettre à soi et uniquement à soi, alors que le regard des autres est bien plus important, puisqu'il représente la multitude de gens gravitant autour de nous, donc une connaissance et une intelligence bien plus étendue que la notre ! S'assumer, c'est prendre le risque de gêner son prochain avec sa force de caractère, donc d'être détesté. C'est être intègre, ce qui implique l'impossibilité de s'altérer aux bons désirs de la populace.

L'originalité : Faire preuve d'originalité montre que l'on n'est pas adapté à la société dans laquelle nous évoluons, en optant pour la transparence et la lucidité, nous prouvons à nos congénères que nous sommes asociaux. Il est préférable d'être une gentille brebis non galleuse afin de se fondre dans la masse. Parce qu'être différent, c'est être exclu. Faire preuve d'originalité peut également être aussi synonyme de bon goût, et avoir du goût, c'est vouloir viser des sommets trop hauts et laisser tout ses frères derrière soit. Cela implique également une pensée propre, qui s'oppose donc à celles de tout les autres, une telle confrontation ne signifie t'il pas une folie furieuse ?

La tolérance : Ou comment passer pour une tapette. Accepter ceux qui sont différents est bien sur un signe de faiblesse, reflétant le fait que l'on se sente soi-même différent, donc bon pour la poubelle ! Il est bien mieux de dénigrer ce qui est différent de soit car ceci est bien évidemment le mal, l'infidèle, l'ennemi de Saint Consommation. Ce qui diffère et est inhabituel entraîne l'anxiété, la réponse la plus vive pour se débarrasser du vil symptôme est bien sur de détruire la cause. D'ailleurs, le fait que les religions nous enseigne l'intolérance ne date pas d'hier.

Le pardon : Pourquoi quelqu'un qui commet une erreur aurait-il droit à une seconde chance ? Quand on faute, il parait logique de devoir le payer toute sa vie, et il est d'autant plus impensable d'envisager une quelconque amélioration de la part du fautif. Pardonner est encore un autre signe de faiblesse. Impardonnable, justement. Quelqu'un qui vous as déçu est forcément mauvais, puisqu'il a osé froisser votre ego ou votre sensibilité ! Autant se débarrasser de la vermine rapidement.

La répartie : La répartie, c'est être vif et spirituel, c'est donc opposé des propos farouches et directes qui ne peuvent qu'engendrer incompréhension et hostilité. En faisant preuve de répartie, vous faites de vous-même un bouc émissaire, car votre comportement intelligent et souvent cynique fait de vous un être démarqué, donc un paria de la pire espèce. La répartie est un pouvoir obscur, une vilaine tentatrice car elle vous procure rire et satisfaction, à éviter absolument.

Le libre arbitre : Opérer des choix par sa seule volonté relève de la pure hérésie, car comme expliqué depuis des millénaires, il faut impérativement suivre la volonté divine ! Il est bien plus préférable d'être une coquille vide et sans âme afin de suivre les actions de ses camarades ainsi que les messages délivrés par notre seigneur, transmis par exemple via ses apôtres à la télévision. «Quelques soient les différentes formes des jugements de Saint Consommation, nous devons savoir avec certitude qu'ils sont justes, même si parfois ils peuvent surprendre par leur sévérité.» (La Bible.)

# Posté le samedi 07 février 2009 15:44

Modifié le lundi 17 août 2009 14:10